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Fellers

Fellers
Sortir de chez soit encore tout engourdi de la nuit précédente ou d'avoir passé des heures assis sur une chaise ou dans son fauteuil à regarder la dernière REAL,.
Fermer sa porte a clef pour éviter toutes intrusions discrète chez nous pendant notre absence, alors que nous même nous préparons a en effectuer une des plus bruyantes dans le monde extérieur , leur monde a eux ,

L'infraction par Effraction.

Le sac a dos alourdi d'un nombre grandissant de litres d'eau ce signe caractéristique d'un été de session imminent, un amour de trimestre ensoleillé pendant lequel votre eau sous plastique ne reste jamais longtemps fraiche.
Avancer jusqu'à la route , quelques pas et glisser sa board sous ses pieds , la première poussée d'une longue série généralement les plus difficiles , celles qui vous rappellent qu'il est possible d'avoir des os vieux de 17 ans...
Cruising pénible sur une route qui ne roule pas, jusqu'au spot où tous vos potes attendent .
On arrive au moment ou machin rate son truc sur les 4 marches, on profite pour lui dire bonjour, un sourire échangé, on prend sa board a la main le temps d'une poignée de main générale.

C'est là que le temps s'arrête.

Passé révolu et futur mystérieux, le monde n'est plus qu'un amas, certes confus a l'extrême mais non moins agréable de bruit, celui des roulement sur le sol terrestre, celui des claquement de tail à l'encontre des lois de la gravité, celui des "ah" des "yeah" et des "oh" autant de cris insensé qui furent de part et d'autre de cet endroit qui nous est propre, une cour de récréation improvisée, un environnement qui nous distingue du reste du monde qui semble d'ailleurs s'être arrêté; ce morceau de rêve arrachés à Babylone, Cette dimensions parallèles que nous visitons une fois sur notre planche , d'un endroit pourtant bel et bien réel mais redéfini par chaque individu en fonction de ses codes, comme le soutenait Henry Lefebvre ; et , en notre cas à nous qui partageons un tronc plus ou moins commun de repères particulier, a la fois délimité superficiellement et ouvert a une infinité de possibilité d'exploitation.
Pendant une session, Nous vivons le présent , nous vivons au présent, et plus rien n'a plus aucune importance.A part pester contre son lacet ayant cédé aux offenses récurrentes d'un grip inflexible, impitoyable et impartial en encore moins de temps que son prédécesseur, ou contre les billes de son roulement ayant décider de revisiter la déclaration d'indépendance.Boire de l'eau chaude d'une bouteille dégueulasse, laissée à la portée des rayon de soleil trop longtemps par l'autre pékin même pas foutu de remettre un sac là ou il l'a pris. rentrer un flip back 90 ° replaquer en pivot bizarre, super sketchy , super moche pour certain voire même pour soi-même, pour tous ceux qui ont oublier que le ollie était sensé être impossible .Se manger en réessayant le même tricks et se taper un fou rire allongé par terre sur la Planète.
Plus on est de fous , Plus on ris

Aller s'assoir sur un banc qui ,l'espace de cinq seconde , recouvre un usage conventionnel selon eux, mais presque extraordinairement pour nous- Cinq secondes, le temps de voir machin essayer un tricks , que notre cerveau engendre de cette perception une idée nouvelle et qu'il envoie un message a nos jambes dont l'intensité dépasse celle de la fatigue musculaire...
Jusqu'à ce que la nature nous rappelle a l'ordre. Et que le temps reprenne de ses droits. Quelques gouttes de pluie, ou une lune naissante, nous font nous ressouvenir de l'existence d'un chez nous officiel. D'une continuité temporelle qu'il est possible d'oublier , d'ignorer mais que l'on doit forcément subir. La nature règne et nous le rappelle , les hommes , qu'il s'agisse d'eux ou nous d'ailleurs, ne sont que des fagots de paille baladés ou gré du vent du néant, nous sommes la définition de l'éphémère extrême aux frontière du rien. Le monde n'est fraction d'absolu, servant de refuge à des milliards et même plus encore d'être vivant qui existent pour un temps très limité. Sauf que certains ont choisi de tiré parti de ce rien.
Certains ont choisis de vivre.

Les faits ont rattrapé les idéaux des deux parties: La nature a tranché entre Eux et Nous en s'imposant vainqueur indiscutable.

Une bataille est Perdue, mais la guerre, aussi vaine soit elle, n'est pas perdue
Question de principe.


PotPot

# Posté le samedi 29 novembre 2008 05:03

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